Ce que j’entends par envoûtement
Dans la tradition que ma famille m’a transmise, un envoûtement, c’est une intention dirigée contre quelqu’un, entretenue, et qui finit par peser sur sa vie. Ce n’est pas un mot magique ni une fatalité. C’est un lien, et un lien se défait. Je le décris souvent comme une corde nouée : tant qu’elle est là, la personne avance en tirant quelque chose derrière elle, et elle s’épuise sans comprendre pourquoi.
Ce que ce n’est pas, en revanche, mérite d’être dit aussi clairement. Ce n’est pas une explication universelle. Ce n’est pas une maladie. Ce n’est pas ce qui arrive quand on traverse une année dure, quand on perd un emploi, quand un couple s’use ou quand un deuil laisse quelqu’un à plat pendant des mois. Ces situations existent en très grand nombre et elles n’ont rien à voir avec un travail occulte.
La moitié des appels que je reçois n’en relèvent pas
Je préfère le dire franchement, parce que personne ne le dit : sur tous les appels que je reçois pour un désenvoûtement, une bonne moitié concerne une mauvaise passe ordinaire. Une femme qui m’appelle de Vaise à minuit parce qu’elle enchaîne trois mois difficiles n’est pas forcément victime de quelque chose. Elle est fatiguée, inquiète, et elle cherche une raison. C’est humain.
Dans ces cas-là, je le dis et je ne prends pas le travail. Je perds une consultation, et c’est très bien ainsi. Faire payer une levée de sort à quelqu’un qui n’a pas de sort, c’est lui vendre une angoisse qu’il n’avait pas avant de m’appeler. Je préfère qu’il raccroche plus tranquille qu’il ne l’était en composant le numéro, quitte à ce qu’il ne revienne jamais.
Mettre le mot « envoûtement » sur une vie fatiguée, c’est ajouter un poids, pas en retirer un.
Les signes que je prends au sérieux
Il n’y a pas de liste officielle et je me méfie de celles qui circulent. Ce qui retient mon attention, ce n’est jamais un signe isolé, c’est un ensemble qui se tient et qui a une date de départ identifiable. Quand quelqu’un me dit « avant tel moment, tout allait normalement », j’écoute beaucoup plus attentivement.
- Un basculement net, repérable dans le temps, sans cause visible : du jour au lendemain, plus rien ne prend.
- Le même type d’échec qui se répète toujours au même endroit, au dernier moment, alors que tout était en place.
- Une relation qui se coupe brutalement, sans explication tenable, avec un changement d’attitude que l’entourage lui-même trouve incompréhensible.
- Un épuisement qui ne se répare pas au repos, alors que la personne dort et qu’un médecin n’a rien relevé.
- Des tensions qui n’appartiennent pas à la maison : disputes qui éclatent toujours dans la même pièce, malaise ressenti par des visiteurs qui ne savent rien de la situation.
- Le sentiment très précis d’être suivi par quelque chose, sans délire ni exagération, chez une personne posée et lucide sur elle-même.
Et ceux qui ne veulent rien dire
Beaucoup de choses qu’on me présente comme des preuves n’en sont pas. Un miroir qui se casse, un chat noir, un oiseau qui se cogne à la vitre, un mauvais rêve, une série de factures le même mois : cela ne m’apprend rien. Une brouille avec une belle-famille, un patron dur, un voisin pénible à la Guillotière non plus. Ce sont des difficultés, pas des signatures.
Je me méfie aussi des diagnostics apportés par un tiers. Il arrive souvent qu’une personne m’appelle parce qu’une connaissance lui a affirmé qu’elle était touchée. Cette phrase, dite sans rien examiner, fait parfois plus de dégâts que la situation de départ : elle installe la peur, et la peur, elle, bloque réellement.
Pourquoi je n’annonce jamais une malédiction au premier appel
C’est une règle à laquelle je ne déroge pas. Au téléphone, lors du premier échange, je ne dis à personne qu’il est maudit, qu’on lui a jeté un sort, ou qu’un proche lui veut du mal. Même quand quelque chose m’apparaît, je garde cela pour moi tant que je n’ai pas repris la situation calmement, de bout en bout.
La raison est simple. Annoncer une malédiction en quatre minutes, c’est le procédé le plus efficace pour faire venir quelqu’un et lui faire accepter n’importe quel tarif. C’est exactement ce que font ceux qui déposent des tracts dans les boîtes aux lettres autour de la Part-Dieu. Un praticien qui vous alarme avant de vous avoir écouté ne travaille pas pour vous.
Ce premier échange est gratuit et n’engage à rien. Il sert à comprendre, pas à conclure. Si j’estime ensuite qu’il y a matière à travailler, je le dis, j’explique ce qui peut être entrepris et ce qui ne le peut pas, et j’annonce le tarif à ce moment-là, avant tout engagement.
Comment je lis une situation
L’étude vient avant tout le reste. Je prends le temps de remonter le fil : ce qui allait bien, quand cela s’est arrêté, ce qui s’est passé autour de cette période, qui était présent, ce qui a changé dans la maison. Les gens me donnent souvent la réponse eux-mêmes sans s’en apercevoir, au détour d’une phrase.
- Vous me racontez librement, sans que je vous oriente, ce qui vous amène.
- Je reprends la chronologie avec vous et je cherche le point de bascule.
- J’écarte d’abord tout ce qui s’explique autrement : santé, fatigue, argent, histoire familiale ancienne.
- Je procède ensuite à l’étude traditionnelle, avec ce qui m’a été transmis, sur ce qui reste.
- Je vous dis ce que je vois, y compris quand je ne vois rien, et je refuse le travail si rien ne le justifie.
- Si le travail a lieu de se faire, nous fixons un cadre : ce qui est entrepris, comment nous nous tenons informés, à quel rythme.
La purification, puis la levée
Quand il y a réellement quelque chose, le travail se fait en deux temps. La purification d’abord : on nettoie ce qui s’est accumulé sur la personne, et souvent sur son lieu de vie, parce qu’un appartement où l’on s’est déchiré pendant deux ans garde quelque chose. Cela se pratique au cabinet de Lyon, chez vous si la situation le demande, ou entièrement à distance quand vous êtes loin ou que vous préférez rester discret.
La levée vient ensuite. C’est là qu’on défait le lien lui-même, à sa racine, et non ses effets visibles. Les délais varient d’une personne à l’autre et je ne les annonce pas à l’avance : certaines situations bougent vite, d’autres demandent plusieurs passages. Ce que je m’engage à faire, c’est à vous tenir au courant honnêtement, y compris quand cela n’avance pas comme prévu.
Refermer et protéger, sinon cela revient
C’est la partie qu’on néglige le plus et celle qui décide du reste. Une levée sans fermeture laisse la porte ouverte : la personne va mieux quelques semaines, puis retrouve les mêmes symptômes et pense que rien n’a marché. Je termine donc toujours par un travail de fermeture et de protection, sur la personne et sur son foyer.
Cela demande aussi quelque chose de vous. Je donne quelques consignes simples à tenir dans les semaines qui suivent, notamment sur ce qu’on raconte et à qui. J’insiste là-dessus parce que dans la plupart des situations que je reprends, la difficulté était venue de très près : du travail, de la famille, du palier d’à côté.
Me joindre depuis Lyon
Je reçois à Lyon sur rendez-vous, je me déplace quand la situation le demande, et je travaille aussi entièrement à distance, par téléphone et sur WhatsApp, pour ceux qui sont hors de la ville ou qui appellent entre deux services. Je suis joignable au 06 43 41 47 47, 24h/24 et 7j/7, y compris tard le soir, parce que c’est souvent à ce moment-là que les gens décrochent leur téléphone.
Le premier échange est gratuit et sans engagement. Vous me racontez, j’écoute, et je vous dis ce que j’en pense : s’il y a lieu de travailler, et s’il n’y a pas lieu, je vous le dirai aussi.