Pourquoi la distance ne change pas mon travail
Je ne lis pas un visage. Je travaille sur une situation, des prénoms, des dates, ce qui s’est passé et dans quel ordre. Rien de tout cela n’a besoin d’être dans la même pièce que moi. Quand quelqu’un me raconte une rupture, une maison où plus rien ne tourne rond, un commerce qui s’éteint, je l’écoute exactement de la même manière au téléphone que dans mon cabinet.
J’ajoute une chose que beaucoup ne me croient pas au début : les gens se livrent souvent plus facilement au téléphone. Assis chez eux, sans avoir traversé la ville, sans croiser personne dans une salle d’attente, ils disent des choses qu’ils auraient gardées pour eux en face de moi. Pour moi c’est une matière plus honnête, donc un travail plus juste.
Le déroulé reste le même que pour un rendez-vous : un premier échange gratuit et sans engagement, l’étude de la situation, ce que je pense pouvoir entreprendre et ce que je ne peux pas, le tarif annoncé à ce moment-là, puis le travail seulement si la personne est d’accord.
Ce que je demande pour commencer
Je demande peu de choses, et toujours les mêmes. Si on me propose plus, je ne le prends pas : je n’ai pas besoin d’un dossier, j’ai besoin de points d’appui.
- votre prénom et celui de la personne concernée, tels qu’on les emploie vraiment au quotidien ;
- vos dates de naissance, quand vous les connaissez — sinon on fait sans, cela arrive souvent ;
- ce qui vous amène, raconté avec vos mots, sans mettre en ordre ;
- depuis quand cela dure, et ce qui s’est passé juste avant que cela commence ;
- parfois une photo, envoyée sur WhatsApp, quand la situation le demande ;
- ce que vous avez déjà tenté de votre côté, y compris ce qui n’a rien donné.
Je ne demande jamais de documents officiels, de relevés, de codes, ni quoi que ce soit qui touche à votre banque. Si un jour quelqu’un vous réclame ce genre de choses au téléphone en se présentant comme un marabout, arrêtez l’échange.
Comment se passe un appel
Le premier appel est court quand la situation est claire, plus long quand elle ne l’est pas. Comptez en général entre quinze et trente minutes pour la prise de contact : vous racontez, je pose des questions, parfois des questions qui vous surprennent parce qu’elles portent sur un détail que vous aviez laissé de côté. Ce détail-là est souvent celui qui compte.
Je ne coupe pas quelqu’un qui a besoin de parler, mais je recentre. Si j’ai besoin de reprendre quelque chose plus tard, je rappelle : je n’oblige personne à rester en ligne une heure parce que le moment tombe mal. Il arrive aussi qu’après cet échange je dise que ce n’est pas pour moi, ou que je refuse une demande. Cela fait partie du travail et je préfère le dire tout de suite plutôt qu’encaisser et faire semblant.
Ensuite, si un travail est engagé, nous faisons des points réguliers, toujours par téléphone ou sur WhatsApp. Les délais et la façon dont les choses évoluent dépendent de chaque situation, et je ne vous dirai jamais une date.
Une consultation à distance n’est pas une consultation au rabais : c’est la même écoute, sans le trajet.
Téléphone ou WhatsApp : ce qui change
Le numéro est le même pour les deux : le 06 43 41 47 47. Au téléphone, on parle, c’est tout, et c’est ce que je préfère pour un premier contact. Sur WhatsApp, on peut s’écrire d’abord, ce qui aide ceux qui n’osent pas appeler, et surtout on peut m’envoyer une photo quand elle est utile.
WhatsApp rend aussi service à ceux qui m’appellent depuis l’étranger, ou depuis un endroit où la ligne passe mal. Je reçois les messages écrits et vocaux, et je réponds dès que je peux. Mais je finis toujours par demander un appel : il y a des choses qu’on n’écrit pas, et j’ai besoin d’entendre la voix.
Les horaires décalés
Une bonne partie des appels arrive quand la ville se calme. Vers onze heures du soir, quand les enfants dorment et qu’on peut enfin parler sans être entendu. Ou très tôt, avant six heures, chez des gens qui travaillent en horaires décalés à Lyon : hôpitaux, sécurité, livraisons, restauration, chauffeurs qui commencent leur service avant tout le monde.
C’est pour cela que le 06 43 41 47 47 répond à toute heure, 24h/24 et 7j/7. Une nuit blanche après une dispute ou un mauvais rêve ne se met pas en attente jusqu’au lendemain matin. Si je suis déjà en ligne, laissez un message ou écrivez-moi sur WhatsApp : je rappelle.
Ce qui se dit ne sort pas
Ce que vous me confiez reste entre nous. Je ne tiens pas de fichier de clients, je ne conserve pas vos échanges, je ne parle de personne à personne. Aucun nom, aucune histoire, aucun témoignage ne se retrouve ailleurs, ni sur ce site ni dans la bouche de quelqu’un d’autre. Quand je n’ai plus besoin d’une photo ou d’un message, il disparaît.
L’appel a un autre avantage sur ce point : vous choisissez l’endroit d’où vous parlez. Beaucoup de gens m’appellent depuis une voiture garée, depuis une pièce fermée, depuis une cage d’escalier. C’est souvent le seul moment de la journée où ils sont réellement seuls, et cela vaut mieux qu’un rendez-vous pris à la va-vite entre deux obligations.
Des Lyonnais qui préfèrent ne pas se déplacer
On imagine que la consultation à distance sert aux gens éloignés. C’est vrai, je travaille avec toute la France. Mais une partie de ceux qui m’appellent habitent Lyon même, parfois à quelques rues du cabinet, et n’ont aucune envie de traverser leur propre ville pour ce genre de démarche. Dans un quartier où l’on connaît son boulanger, ses voisins de palier et la moitié des parents de l’école, être vu en train d’entrer quelque part se paie en questions.
Il y a aussi tous ceux qui m’appellent en mouvement : dans le train du soir en rentrant de Paris, sur le quai de la Part-Dieu, dans la voiture après une journée de travail, garés près du Rhône le temps d’un appel avant de rentrer à la maison. Les pentes de la Croix-Rousse, Vaise, Gerland ou Monplaisir sont à vingt minutes de métro les unes des autres, et pourtant le téléphone reste le moyen le plus simple de me parler un mardi à vingt-deux heures.
Le cabinet de Lyon reste ouvert sur rendez-vous pour ceux qui tiennent à venir, et je me déplace quand la situation le demande. Mais personne n’est obligé de se montrer pour être pris au sérieux.
Me joindre
Appelez-moi au 06 43 41 47 47, ou écrivez-moi sur WhatsApp au même numéro, à l’heure qui vous arrange. Le premier échange est gratuit et n’engage à rien : vous exposez votre situation, je vous dis ce que j’en pense, ce que je peux entreprendre et ce que je ne peux pas, et le tarif si un travail est envisagé. Vous décidez après, ou vous ne décidez pas.